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samedi 1 mai 2010

A l'origine de l'Héraldique : Banières et Gonfanons

Vers 1010 : gonfanon le plus ancienne de l'abbaye de Saint-Géraud-d'Aurillac, patronne des comtes d'Auvergne.

"En deux pans de gueules à l'engrêlure de sinople"




Vers 1070 : L'oriflamme de Saint-Denis.








1095 : Nouveau gonfanon de l'abbaye de Saint-Géraud-d'Aurillac, choisi comme bannière de la 1ère croisade à Clermont.

"En deux trois pans de gueules à l'engrêlure de sinople"



1202 : "D'or au gonfanon de gueules frangé de sinople"

1er blason attesté du comte d'Auvergne Guy II attesté par son contre-sceau de 1202.

A l'origine de l'Héraldique : l'écu normand

Du dragon au lion : évolution de l'héraldique anglo-normande :

Ecu normand vers 1066 : l'étroitesse de l'écu ne permet pas un essor riche de pièces, partitions et meubles héraldiques. Le dragon viking perdure.





Blason présumé de Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre (1154-1189)
"De gueules au lion d'or".
L'abandon progressif de l'écu normand au cours du XIIe siècle pour l'écu franc, moins haut, plus large et plus maniable pour la chevalier permet l'essor de l'héraldique au dernier quart de ce siècle. Le XIIIe siècle sera l''âge d'or de l'héraldique.
Au contact de l'orient byzantin durant les deux premières croisades, le lion surpasse le dragon comme figure emblématique des grands féodaux.

A l'origine de l'Héraldique : croisades, reconquista et éspace anglo-normand

On trop souvent écrit que l'héraldique venait de la 1ère croisade du seul fait que les croisés avaient attribuer à Godefroy de Bouillon la croix du Saint-Sépulcre de Jérusalem en 1099.

Avoué du Saint-Sépulcre puis Royaume franc de Jérusalem :

"D'argent à la croix potencée d'or, cantonnée de quatre croisettes du même".

Ces armes sont dites à "enquerre" car elle transgresse la règle fondamentale qui est "ni métal sur métal ni émail sur émail"
Mais en fait, le plus ancien blason qui soit parvenu jusqu'à nous est celui de Geoffroy Plantagenêt, comte d'Anjou et du Maine (1129-1150), duc de Normandie (1144-1150) sur son tombeau en la cathédrale du Mans :









"D'azur à six lionceaux d'or".
Le bouclier de profil ne permet pas de chiffrer avec certitude le nombre de lionceaux.








L'héraldique ne prendra son essor, en Terre Sainte comme en Europe pour les mêmes rasions - reconnaître et se faire connaître sur les champs de bataille - qu'au dernier tiers du XIIe siècle.
La forme des croix des ordres militaires en Terre Sainte ne se stabilisera elle aussi qu'à la fin du XIIe siècle.


En péninsule ibérique aussi, lors de la Reconquista, la croix des bannières s'appose sur l'écu :
Bannière d'Henri de Bourgogne, comte du Portugal (1066-1112).






En 1139, le prince Alphonse Ier est proclamé roi du Portugal. La croix d'azur s'appose sur son blason : "D'argent à la croix d'azur" vers 1150.





En 1180, Alphonse Ier transforme sa croix en un "D'argent au cinq écussons d'azur disposés en croix, les écussons latérales couchés, chaque écusson semé de besants d'argent".